Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 22:13

  • Texte 1 :  Adapté à la mondialisation

Mise à jour le lundi 3 septembre 2007 à 22 h  – Radio Canada.fr

 

Coup d'envoi donné aux travaux d'agrandissement du canal, qui sera doté d'une troisième voie permettant d'accueillir des navires pouvant transporter jusqu'à 12 000 conteneurs.   L'objectif est de doubler la capacité de cette voie maritime, qui offre un raccourci reliant les océans Pacifique et Atlantique, en construisant une troisième voie d'eau. D'un coût de 5,2 milliards de dollars, ces travaux sont les plus importants jamais entrepris sur cet ouvrage.

Environ 5 % du commerce mondial - soit quelque 14 000 bateaux par an - passe par ce canal, long de 80 kilomètres. Son élargissement permettra, grâce à de nouvelles écluses, d'accueillir des navires pouvant transporter 12 000 conteneurs, au lieu de la limite actuelle de 5000. L'agrandissement du canal devrait être achevé d'ici 2014, à temps pour le centenaire de son inauguration.Le canal constitue le moteur de l'économie du Panama, un petit pays de 3 millions d'habitants. Près de 80 % de son PIB (environ 6 milliards de dollars) est tributaire du canal.

Les travaux d'élargissement ont été approuvés par les Panaméens, qui, lors d'un référendum, ont voté oui à plus de 78 %, en octobre 2006.

Autrefois propriété des États-Unis, le canal a été restitué au Panama en 1999. Le père du président Martin Torrijos, le général Omar Torrijos, avait signé en 1977 des traités avec le président américain de l'époque, Jimmy Carter, en vertu desquels Washington acceptait de rétrocéder le canal.L'ancien président américain était présent pour le coup d'envoi des travaux d'extension. Le secrétaire général de l'Organisation des États américains, José Miguel Insulza, ainsi que les présidents du Salvador, Elias Saca, et du Nicaragua, Daniel Ortega, étaient également conviés à la cérémonie.Inauguré en 1914 au coût de 375 millions de dollars et de 25 000 vies humaines, le canal a été construit par des milliers d'ouvriers assaillis par le paludisme et la fièvre jaune.

 

Texte 2 : Le destin du Panama passe par son canal

Par Sébastien Brulez

Mondialisation.ca, 19 octobre 2006

Le Journal du Mardi 19 octobre 2006

Les principaux arguments avancés contre le projet sont le manque de transparence de celui-ci, le coût de l’oeuvre qui hypothéquerait l’avenir du pays pour plusieurs décennies (ce que nie l’ACP qui prétend pouvoir payer les travaux par fonds propres, en augmentant le prix de la traversée), ou encore l’impact écologique de l’élargissement. En ce qui concerne ce dernier, aucune étude détaillée n’a été menée par l’Autorité Nationale de l’Environnement (ANAM, sigles en espagnol) jusqu’à ce jour.

Les promesses de l’ACP ne convainquent pas l’ensemble de la population et les défenseurs du « non » (qui ne sont pas tous contre le principe d’élargir le canal mais qui appellent à la prudence et plaident pour l’élaboration d’un « plan national de développement ») craignent une surévaluation de la demande future et par conséquent, une surestimation des revenus de l’ACP dans les prochaines décennies. Les conséquences d’une telle erreur de calcul seraient bien entendu désastreuses pour la population panaméenne et pour l’endettement du pays. La dette publique panaméenne atteint déjà 10 601 millions de dollars et l’Etat prévoit d’emprunter 1 176 millions supplémentaires en 2007 .

Texte 3RÉSUMÉ

Texte 3 : La région centrale du Panama, un nouvel espace mondial ?

Anne Collin Delavaud, Professeur des Universités – Institut des hautes études de l’Amérique latine –

 

La région centrale du Panama, après avoir, pendant un siècle, joué un rôle de lieu de passage de marchandises, profite de la croissance mondiale du commerce maritime pour se transformer très rapidement en améliorant non seulement les conditions du transit, mais en créant de nouveaux ports et zones d’activités. Au-delà de la consolidation de sa vocation, elle se diversifie dans les services en particulier bancaires et commerciaux, elle joue la carte du tourisme et créé les meilleures conditions d’accueil des investisseurs avec le boom immobilier et l’installation de sièges sociaux régionaux.

 

Texte 4 : Panama : Zone franche de Colon

Publié le 31/05/2012 Ministere de l’economie et des finances- France

 

Le Panama jouit d’une situation géographique privilégiée et joue un rôle important dans les échanges avec l'Amérique Latine. Son économie repose sur trois piliers principaux: le Canal de Panama et les services maritimes annexes (infrastructures portuaires, chemin de fer transocéanique, nœuds logistiques, etc.); le Centre Bancaire régional et la Zone franche de Colón (ZFC). Créée en 1948, la ZFC, située à l'entrée du Canal/côté atlantique, s’étend désormais sur près de 1000 ha. Y opèrent près de 3100 entreprises (incluant un millier d’entreprises étrangères représentées), lesquelles assurent 31.000 emplois directs (+ 6000 indirects). La ZFC accueille 250.000 visiteurs/acheteurs/an. En 2011, elle a généré  un volume de transactions de 29,1 Mds USD (14 Mds USD d’importations; 15,1 Mds USD de réexportation), en progression de 34,7% par rapport à 2010. Elle est la première zone franche de l’hémisphère Nord, et la deuxième au monde, après Hong-Kong.

 

 

Texte 5 :Panama: émeutes sanglantes à Colon

Article publié le : samedi 20 octobre 2012 -  RFI

 

Au bord du canal de Panama, près de la ville de Colon, la zone de libre-échange accueille plus de 2000 entreprises et des milliers de containers. C'est une zone sous haute sécurité où transite une partie du commerce mondial. Pour renflouer son budget, le gouvernement veut vendre les terrains aux entreprises qui y sont installées, mais ces entreprises ne sont pas panaméennes, pour la plupart.

Les habitants de la ville de Colon avaient manifesté leur opposition à ce projet. Ils ont réagi violemment. Les émeutes ont fait un mort, un garçon de neuf ans et une quinzaine de blessés, parmi eux cinq policiers. Une vingtaine de manifestants ont été arrêtés. Les dégâts sont importants.

Le président panaméen Ricardo Martinelli accuse l'opposition et les commerçants de Colon d'avoir orchestré les émeutes. Le couvre-feu a été décrété dans toute la région, la situation reste très tendue.

 

Texte 6 :L’évolution du trafic sur le canal du Panama (article de 2009)

Tara océans campagne 2009 - 2012

 

Ainsi selon une estimation pour 2011, 37 % des porte-conteneurs sont trop gros pour le canal actuel. La capacité maximale actuelle, si on y ajoute quelques amélioration mineures, est estimée entre 330 et 340 millions de tonnes par an ; cette capacité devrait être atteinte entre 2009 et 2012. Près de 50 % des navires transitant actuellement par le canal utilisent déjà la largeur maximale des écluses. En 1934, la capacité maximum du canal était estimée à 80 millions de tonnes par an. La capacité gérée en 2005 atteignait

278,8 millions de tonnes. L’objectif après les travaux, en 2014 est d’arriver à 600 millions par an. La raison ? L'Atlantique produit plus de pétrole et le Pacifique en demande davantage, si bien que malgré la crise mondiale, le trafic pétrolier du canal devrait doubler en 2014. Les gros méthaniers qui accompagnent le développement du gaz pourront aussi emprunter la voie élargie.

 

Partager cet article
Repost0

commentaires