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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 18:15

 Texte 1:  Le plan Delta aux Pays-Bas

 

Le plan Delta  est un projet qui fut imaginé et mis en œuvre suite à l'inondation causé par la mer du Nord en 1953 aux Pays Bas, afin que ne se reproduisent plus les dégâts qu'elle a occasionnés. Celle-ci avait en effet tué 1 835 personnes et forcé l'évacuation de 70 000 autres ; 10 000 têtes de bétail se noyèrent et 4 500 bâtiments furent détruits.

Ce projet avait l'ambition d'améliorer la sécurité des zones de plus faible altitude des Pays-Bas contre les tempêtes les plus violentes et les inondations.  Étant donné que plus d'un tiers du pays se trouve sous leniveau de la mer, la tâche s'annonçait difficile. Les dunes  le long de la côte furent relevées de plus de 5 mètres et les îles de la Zélande  furent reliées par des digues et divers ouvrages d'art. Le plus complexe d'entre eux est l'Oosterscheldekering, barrage de 9 km de long, qui peut être ouvert ou fermé pour protéger la baie, tout en gardant sa salinité, afin de pérenniser la faune sauvage et l'industrie de la peche. Les ouvrages d'art, d'une longueur totale de 25 kilomètres, ont réduit en revanche la côte maritime des Pays-Bas d'environ 700 kilomètres

Le plan Delta et les travaux du Zuiderzee sont considérés comme une prouesse humaine, ils sont l'une des 7 merveilles du mondeselon l'American Society of Civil Engineers 

Cependant un débat fondamental existe à propos des fondements du plan Delta : le niveau de ces terres baisse et le niveau des océans augmente. Un réchauffement global est en cours. Donc les digues vont sans doute devoir être renforcées et rehaussées, créant davantage d'enfoncement du terrain. Certains avancent que le déplacement des villes et l'abandon de terres à la mer seraient une solution plus viable à long terme qu'une bataille contre les eaux. Mais ce serait sans connaître le caractère néerlandais qui s'est façonné pendant des siècles de lutte contre les éléments. Un dicton dit même: "Dieu a créé le monde, les Néerlandais ont créé les Pays-Bas"      Article publié par Wikipedia


 

Texte 2: La gestion durable du risque inondation : les polders

 

Aux termes de la convention franco-allemande de 1982, le rôle premier du polder

d’Erstein est de participer à la rétention des crues du Rhin. Selon les statistiques, il devrait

être utilisé à cette fin une fois tous les dix ans en moyenne. Toutefois, au cours des études

environnementales, il est apparu que des mises en eau plus fréquentes et plus limitées en

hauteur permettraient d’accoutumer la flore et la faune à ces inondations et de rétablir des

écosystèmes alluviaux proches de ceux qui prévalaient avant la canalisation.

Or, pour accoutumer la faune et la flore aux inondations d’écrêtement des crues et pour

rétablir des écosystèmes alluviaux proches de ceux qui existaient autrefois, le polder est

régulièrement mis en eau. En effet, les travaux successifs réalisés le long du Rhin, notamment

pour éviter les inondations, ont peu à peu modifié le système d’alimentation des milieux

alluviaux. Les Giessens (bras d’eau) disparaissent, la nappe phréatique s’abaisse et la forêt

s’assèche. L’alimentation en eau du polder d’Erstein contribuera à sauvegarder ces milieux

alluviaux du Rhin. Le réseau hydrographique naturel du polder, constitué de Giessens, est

réalimenté à partir du Rhin dés lors que le débit du fleuve dépasse les 1550 m3/s, ce qui se

constate environ 50 jours par an. 

Aux modalités de gestion définies pour écrêter les crues s’ajoutent donc des modalités

de gestion écologique, qui font l’objet d’un suivi scientifique. Toutes les deux ont été fixées

par un arrêté préfectoral du 3 septembre 1996 pris au titre de la loi sur l’eau. Afin de garantir

la sécurité des populations, chaque mise en eau du polder fait l’objet d’un plan d’information

et d’alerte.         

 fevrier 2011- Gouiferda K, Grunenberger J, Rueda C

 


Texte 4: Prevoir les crues


24 sur 24, les prévisionnistes de crues du SCHAPI, Service Central d’Hydrométéorologie et d’Appui à la Prévision des Inondations, surveillent, avec leurs collègues des 22 services de prévision des crues (SPC), les cours d’eau du réseau réglementaire.

Le risque d’inondation est le premier risque naturel en France : près de 12 000 communes et 5 millions de personnes sont concernées 
Le SCHAPI tient donc un rôle important dans la prévision des inondations. La première motivation de sa création, en juin 2003, était de mieux cerner la menace des orages cévenols et des crues rapides. Son champ d’intervention s’est très vite étendu à l’ensemble des risques d’inondation le long des principaux cours d’eau et à l’hydrométrie, notamment la modernisation et la gestion de la base nationale de données hydrométriques.

L’orage cévenol, l’ennemi public numéro 1
Les orages cévenols sont à l’origine d’épisodes appelés pluies cévenoles, qui peuvent provoquer, en seulement quelques heures, des cumuls équivalents à plusieurs mois de précipitations. Les pluies cévenoles sont des précipitations durables qui se produisent par vent de sud, sud-est ou est sur les massifs des Cévennes. Elles ont généralement lieu en automne dans des conditions météorologiques bien particulières.
Lors de ces événements, le relief joue également un rôle déterminant : il accentue le soulèvement de cet air méditerranéen et bloque les nuages. Les orages de ce type peuvent se régénérer durant plusieurs heures produisant ainsi des quantités de pluie considérables.

Les prévisionnistes de crues
C’est un veilleur, un hydrologue. Une personne qui se donne les moyens de connaître la pluie, principale source d’incertitude. C’est un connaisseur des territoires, aussi bien des lieux que des gens qui y vivent. Les zones inondables, 20 000 km de cours d’eau couvrant 6 300 communes, ont toutes leurs particularités qu’il faut suffisamment maîtriser pour communiquer efficacement. Pluie, hauteur et débit, toutes les données sur l’eau sont collectées ou calculées en temps réel. Assemblées et analysées, elles servent à anticiper les inondations.
Les prévisionnistes coproduisent aussi, avec ceux de Météo-France, un volet particulier de la vigilance météorologique, la vigilance « pluie - inondation », lorsque de fortes précipitations, pouvant donner lieu à des inondations, sont prévues.

www.vigicrues.gouv.fr

 


 

texte 5: La tempete xynthia

 Liberation, fevrier 2010


Xynthia, une violente tempête a touché une grande partie du territoire français dans la nuit de samedi à dimanche 28 février. Il s'agit de la tempête la plus meurtrière depuis celles de 1999 : plus de 50 morts et des dégâts considérables notamment sur la façade atlantique.

Moins violente que la tempête Klaus de 2009 mais aussi étendue que Lothar et Martin qui ont balayé la France en 1999, la tempête Xynthia a traversé la France le 28 février entre 0h et 17h, selon un axe orienté sud-ouest / nord-est, après avoir frappé le Portugal et l'Espagne. Xynthia, qui vient de passer sur l'Allemagne avec des dégâts limités, s'évacue dans la mer Baltique.

Selon Météo-France, "les rafales de vent les plus fortes ont touché une large bande allant de la Charente-Maritime aux Ardennes. La Vendée (85), la Charente-Maritime (17), les Deux-Sèvres (79) et la Vienne (86) ont été placés en vigilance rouge vents violents. Plus de 60 départements ont été placés en vigilance orange."
Cette profonde dépression (970 hPa seulement) était d'une taille et d'une intensité peu communes en cette fin d'hiver. Sa formation s'explique par la présence beaucoup plus au sud que d'habitude du courant froid de haute altitude (courant-jet ou jet stream en anglais), avec des vents d'ouest rapides et très forts, et d'une masse d'air chaud en basse couche, dans les 1500 premiers mètres de l'atmosphère.
La tempête qui en résulte a produit des fortes vagues, mais également des élévations importantes du niveau de la mer, qui, se trouvant en phase avec la marée haute, a eu un impact important sur le littoral.

Météo-France a relevé des vents qui ont atteint 160 km/h sur le littoral et 120-130 km/h dans l'intérieur des terres avec des pointes à 237 km/h en altitude. C'est toutefois moins qu'en 1999 et 2009 où l'on relevait près de 200 km/h sur le littoral et 150 à 160 km/h dans l'intérieur des terres.

 

Texte 6: Comment prevenir les risques


Au delà des pertes humaines, se multiplient les destructions d'habitations, d'infrastructures, de recoltes, les épidémies...Avec la croissance demographique, les zones inondables sont de plus en plus peuplées, ce qui augmente l'impact des catastrophes. Ilfaut mieux controler l'affectation des terres, planifier l'extension des villes en fonction des risques. Les habitations et les routes peuvent être surélevées; des réservoirs souterrains et des barrages, qui controlent les crues et stockent l'eau pour les periodes sèches , peuvent être créés. le reboisement des sols nus, la généralisationdes revêtements perméables permettraient de limiter leruissellement. les gens doivent être prévenus rapidementet savoir à l'avance ce qu'ils doivent faire.

D'après G. Dupont, Le Monde, 16 septembre 2008



 

 




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commentaires

A
La solution alerte SMS inondation prévient la population en cas de montée des eaux, d'alerte SMS météo , alerte SMS tempête, alerte SMS inondation, c'est un dispositif que la mairie met<br /> gratuitement à disposition des habitants de la communes pour les alerter lors des fortes précipitations
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